Baisse de l’indemnisation en activité partielle : une injustice pour les travailleurs
Depuis le 1er juillet, l’indemnité des salariés en activité partielle (hors APLD) correspond à 60% de la rémunération brute, soit 72% du salaire net. Pour les salariés des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire, l’indemnisation se maintient à 70% du salaire brut (84% du salaire net) encore quelques mois.
Le Gouvernement justifie cette baisse par le fait que les aides liées à la crise sanitaire doivent diminuer progressivement au sortir de la crise. Or, en étant désormais fixée à 60% du salaire brut, l’indemnisation des salariés en activité partielle est inférieure à celle d’avant crise, à savoir 70% du salaire brut. De plus, même si le remboursement des indemnités pour les employeurs diminue également de manière progressive, l’indemnisation de l’activité partielle sera, à l’automne prochain, plus généreuse pour les entreprises qu’avant la crise, alors qu’elle le sera moins pour les salariés !
L’UNSA interpelle une nouvelle fois le ministère du Travail sur ce sujet. Pourquoi ce “deux poids, deux mesures'' ? Cette baisse est injuste et inacceptable pour les travailleurs qui ont déjà suffisamment souffert depuis plus d’un an.
Laurent Escure, Secrétaire Général de l'UNSA






