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Infos Générales Avril 2016

- L'UNSA appelle ses syndicats et fédérations, ainsi que toutes ses unions départementales et régionales, à se tourner massivement vers les parlementaires, pour que la loi El Khomri bouge encore!
-Le propriétaire de Dalloyau lorgne l'ex-Club Med Gym

Infos Avril 2016

«L'UNSA appelle ses syndicats et fédérations, ainsi que toutes ses unions départementales et régionales, à se tourner massivement vers les parlementaires, pour que la loi El Khomri bouge encore!»

Myriam El Khomri aurait tort de penser que le plus dur a été fait sur la loi Travail. «Nous avons trouvé un compromis équilibré» sur le texte, a ainsi déclaré ce mardi matin sur Radio Classique la ministre du Travail, quelques jours après la fin de son examen par les députés de la commission des affaires sociales et au lendemain des annonces concernant la jeunesse de Manuel Valls. «Cette loi n'a jamais été une loi pro-patron et cette loi n'est pas aujourd'hui une loi anti-patron», s'est-elle même empressée de préciser, pour tenter de déminer la fronde des entreprises après l'annonce, lundi, par le gouvernement d'une nouvelle surtaxation des contrats courts pour favoriser l'embauche en CDI. Reste que si les opposants au texte -frondeurs et Unef en tête- ne désarment pas, les syndicats réformistes -qui le soutiennent, eux, désormais- comptent bien pousser les députés à faire évoluer, encore un peu plus, la copie de la ministre. Et ce, lors de l'examen en séance du projet de loi qui démarrera le 3 mai, après les vacances parlementaires.

L'Unsa vient ainsi d'appeler ses adhérents «à se tourner massivement vers les parlementaires» pour qu'ils confirment et amplifient les corrections décidées par la commission des affaires sociales. Édition d'un 8 pages «spécial loi El Khomri», opération «Madame/Monsieur la/le parlementaire, j'vous écris une lettre…», délégations auprès des élus nationalement comme localement, édition et diffusion massive d'un tract popularisant les propositions de la centrale, relais sur les réseaux sociaux… l'Unsa va multiplier les initiatives pour que la loi El Khomri bouge encore! «Nous avons déjà obtenu des évolutions pour rééquilibrer un projet de loi qui était très déséquilibré en défaveur des salariés. Ces avancées ne suffisent pas», prévient l'organisation.

Et son cahier de doléances pourrait finir de tuer ce qu'il reste du texte porté par la ministre du Travail qui, rappelons-le, devait initialement permettre de déverrouiller le marché du travail, lever la peur d'embaucher des entrepreneurs et renforcer les niveaux de négociation au plus près de l'entreprise. L'Unsa demande ainsi la suppression de l'article 30 sur le licenciement économique et de l'article 10 sur la consultation des salariés pour valider un accord d'entreprise minoritaire à 30%, le renforcement du rôle de la branche «pour sanctuariser la hiérarchie des normes», ou encore l'intégration dans le compte personnel d'activité (CPA) «de tous les droits collectifs et spécifiques à chaque actif».

Elle demande encore la suppression de l'article 11 prévoyant «les dispositions pouvant conduire à un licenciement pour motif personnel des salariés refusant la modification de leur contrat de travail» en cas d'accord de développement de l'emploi, mais aussi l'obtention de nouveaux moyens pour le dialogue social (formation des élus, moyens de communication...) et le retrait des mesures remettant en cause l'obligation de résultat de l'employeur en matière de santé, sécurité et prévention au travail.

Si les députés suivent les recommandations de l'Unsa qui soutient officiellement la réforme, il ne restera donc plus grand-chose de l'ambition initiale de la loi El Khomri. Et les patrons, qui ont cru à la version 1 du texte avant son lent et insidieux détricotage, n'auront plus que leurs yeux pour pleurer...

Le propriétaire de Dalloyau lorgne l'ex-Club Med Gym

L'ex-Club Med Gym va très bientôt changer de propriétaire. Le fonds d'investissement Perceva, propriétaire du traiteur Dalloyau et de Monceau Fleurs, fait partie des deux candidats en lice pour racheter le réseau de salles de fitness CMG. Le processus de cession a été lancé à l'automne dernier par ses propriétaires. Le fonds d'investissement 21 Centrale Partners contrôle la société, dont le Club Med détient toujours plus de 10 %. La banque Natixis a été mandatée pour l'opération, rendue complexe par la petite forme de CMG, aux prises avec ses créanciers.

Selon nos informations, Perceva, en consortium avec Club Med, propose de racheter 100 % du capital de CMG. Cette offre est en compétition avec celle soutenue par un des créanciers de CMG, LFPI. Un autre fonds aurait manifesté son intérêt pour le dossier, mais trop tardivement pour être retenu par le vendeur qui souhaiterait choisir entre les deux candidats d'ici à la fin du mois.

«Le processus de vente se poursuit et arrive à son terme. Il y a au moins deux acquéreurs potentiels, confirme un proche du dossier. Mais CMG n'est pas sous mandat ad hoc. Le dépôt des offres est attendu dans les quinze prochains jours. Deux d'entre elles pourraient être soutenues par des actionnaires déjà présents au tour de table, LFPI et Club Med.»

CMG compte 22 salles de sport à Paris, bientôt 23 avec l'ouverture d'un nouveau club haut de gamme à Saint-Lazare de 3000 mètres carrés sur 4 niveaux, avec pour la première fois un studio de boxe en partenariat avec Brahim Asloum. L'inauguration est prévue le 28 avril.

La marque se décline en plusieurs gammes (One, Waou et Pure). CMG emploie 600 personnes et compte environ 55.000 «membres» (adhérents). La société, rentable, réalise une cinquantaine de millions d'euros de chiffre d'affaires. Pour continuer à se développer, elle a besoin de nouveaux fonds pour investir dans les équipements existants et l'ouverture de nouvelles salles.

source info Figaro