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Position de l'UNSA face au travail dominical

septembre 2014

Ce n’est pas parce que c’est l’intérêt bien compris des patrons de Monoprix, Sephora et autres Castorama d’élargir leurs plages horaires que c’est contre l’intérêt des salariés. De même, l’amélioration des conditions de travail, dans l’intérêt des salariés, n’est pas nécessairement opposée à celui du chef d’entreprise. Concilier ces intérêts par la négociation devrait être chose possible.

L'UNSA a été reçue le 16 octobre 2013 par monsieur Bailly (chargé par le gouvernement d'une mission de réflexion concernant le travail du dimanche) . Elle a rappelé quelques principes:

- Le repos dominical fait partie des règles qui définissent l'horaire légal de travail et le repos hebdomadaire. A ce titre, il doit être défendu.

- Les tribunaux saisis par des syndicats ou par des employeurs ont rappelé le droit face à des abus.

- Une confusion s'est installée au fil des années dans la réglementation autour du travail dominical produite par des textes contradictoires.

Il n’est pas question d’empêcher les salariés de travailler le soir ou le dimanche sur une base volontaire, parce que la rémunération horaire qui leur est offerte est supérieure de 50 % à 100 %. Ces employés modestes sont désireux d'améliorer par le travail leur niveau de vie dans un pays où les salaires réels sont bas. Il s'agit, aussi de protéger leur vie privée en s’appuyant sur autre chose que cette  législation datant d'une autre époque.

L’ouverture de certains magasins le dimanche et d’autres le soir, après 21 heures, révèle une évolution du mode de vie des Français. Elle n’est pas en soi une régression sociale. Pas plus que les « nocturnes » qui se multiplient dans les musées, soucieux de satisfaire une demande (ce n’est pas un gros mot) croissante. Faut-il revenir à l’époque où les programmes télé s’arrêtaient peu après minuit ?.